Au regard du déploiement actuel des vaccins contre la COVID-19 dans 47 pays africains et de l’administration de plus de 17 millions de doses sur le continent, les premiers résultats de la plus grande campagne de vaccination de l’histoire de l’Afrique sont porteurs d’espoir, d’inspiration et recèlent des enseignements certes précoces mais essentiels. Dans le document présent, nous mettons en exergue les principaux enseignements tirés des pays qui ont réalisé d’importants progrès, notamment l’Angola, le Ghana, Maurice et le Rwanda.

  1. Le rôle crucial de la planification et de la préparation

Près de 40 pays africains ont élaboré des plans nationaux de vaccination avant que les vaccins contre la COVID-19 ne commencent à arriver sur le continent. Nombre de ces plans ont été établis avec le soutien et les orientations de l’OMS.

Cette préparation précoce et de grande envergure porte ses fruits, dans la mesure où les pays dotés de plans efficaces et de capacités logistiques ont rapidement commencé à vacciner leurs groupes prioritaires.

Le Ghana, premier pays africain à avoir reçu des vaccins dans le cadre du Mécanisme COVAX, a atteint plus de 470 000 personnes dans les zones où le nombre de cas de COVID-19 est le plus élevé, en seulement 20 jours. Les personnes touchées représentent plus de 60 % de la population ciblée par la première phase et environ 90 % de l’ensemble du personnel de santé.

Le « préenregistrement » des populations sous-entend d’établir au préalable la cartographie des populations, puis la vérification et la prise de rendez-vous pour la vaccination. Un bon préenregistrement a été un maillon essentiel du dispositif de déploiement plus rapide et mieux ciblé des vaccins contre la COVID-19.

Le système électronique de préenregistrement en Angola a permis de s’assurer que les personnes ciblées savaient où et quand recevoir le vaccin, puis qu’elles étaient effectivement vaccinées. Les SMS, les confirmations par courriel et les codes QR pour la vérification sur place se sont avérés utiles dans la préparation de la livraison des deuxièmes doses, ainsi que dans la collecte de données pour la surveillance de l’innocuité des vaccins.

« La vaccination a démarré le 10 mars et, en deux semaines, nous avons vacciné plus de 70 000 personnes appartenant à des groupes prioritaires dans tout le pays, dont plus de 35 000 travailleurs de santé », explique Dr Alda de Souza, responsable du Programme élargi de vaccination (PEV) en Angola.

L’Angola a également beaucoup investi dans la logistique de la chaîne du froid et dans les unités de stockage pour s’assurer que tous les vaccins contre la COVID-19, notamment ceux qui doivent être conservés à très basse température, puissent être utilisés dans les prochains mois.

Une préparation et une coordination logistiques solides ont en outre été essentielles pour atteindre les personnes vivant dans des zones reculées. Au Ghana, des équipes de vaccination mobiles soutenues par des agents mobilisateurs ont atteint les personnes âgées ciblées vivant dans des communautés éloignées.

Des pays comme Maurice, le Rwanda et bien d’autres encore ont organisé à l’avance des exercices de simulation qui les préparaient à un déploiement de vaccins de grande envergure. Les pays qui ont mené ces exercices ont généralement connu des déploiements plus faciles et mis en place des procédures plus strictes en matière de réglementation et de sécurité.

Pour les équipes de vaccination, la fourniture d’équipements de protection individuelle (EPI) est essentielle, au même titre que la formation et la supervision, pour que les vaccinations puissent être effectuées en toute sécurité.

« Il est très important de noter que la lutte anti-infectieuse a été un élément clé du dispositif de déploiement des vaccins », souligne Fred Osei-Sarpong, chargé des questions liées à la vaccination au bureau de pays de l’OMS au Ghana. « Les vaccinateurs portent des masques, pratiquent une hygiène régulière des mains et respectent les protocoles de sécurité ».

  1. Les systèmes de santé existants : une base solide

« Au Rwanda, nous avons élaboré notre programme de vaccination contre la COVID-19 en nous appuyant sur l’expérience acquise avec d’autres maladies », explique le Dr Sabin Nsanzimana, directeur général du Centre biomédical du Rwanda.

« Nous nous sommes inspirés du système [existant], ce qui était plus facile et plus rapide, et nous disposions d’une capacité de stockage des vaccins exigeant des conditions particulières, notamment pour lutter contre la maladie à virus Ebola. Nous avions des équipes formées au déploiement des vaccins aux niveaux central, des districts et des communautés ».

À l’instar de plus de 40 pays de la Région africaine, le Rwanda a également utilisé l’Outil d’évaluation de l’état de préparation à l’introduction du vaccin contre la COVID-19 de l’OMS pour orienter et suivre sa préparation.

Le pays déploie trois vaccins différents, notamment Oxford/AstraZeneca, Pfizer-BionTech et Moderna, chacun ayant des exigences spécifiques en matière de stockage et de transport de la chaîne du froid.

S’appuyant sur ses infrastructures existantes, le Rwanda a renforcé ses capacités de stockage et de transport des vaccins Pfizer à l’aide de la chaîne de froid à très basse température et a démarré la vaccination à grande échelle deux jours seulement après l’arrivée des premières doses de vaccins anti-COVID-19.

Les vaccins Pfizer et Moderna sont distribués dans les hôpitaux et le vaccin AstraZeneca est utilisé dans les centres de santé du pays. Des groupes cibles ont été préétablis pour chaque vaccin.

L’Angola a aussi tiré parti de ses solides systèmes existants et de son expérience. Ce pays a élaboré sa campagne de vaccination contre la COVID-19 à partir des systèmes mis en place pour faire face à la flambée mortelle de fièvre jaune en 2017.

Concernant le Ghana, le déploiement des vaccins contre la COVID-19 s’appuie sur des années d’expérience dans l’éradication du poliovirus sauvage et d’autres campagnes de vaccination de masse et systématique.

  1. Une communication précoce, stratégique et persistante

La communication doit se faire très tôt afin de préparer les communautés à recevoir les vaccins, et doit s’inscrire dans le cadre de plans élargis de sensibilisation visant à freiner la propagation de la maladie.

Les premières données recueillies dans toute l’Afrique montrent que de nombreuses personnes sont impatientes de recevoir le vaccin, malgré des stocks très limités. Cependant, certains pays ont dû relever le défi qui consiste à vaincre la réticence de certaines personnes âgées à l’égard de la vaccination, tout en gérant la demande des jeunes et leur empressement à se faire vacciner contre la COVID-19.

Au Ghana, la communication et la génération de la demande concernant les vaccins contre la COVID-19 ont été fortes, avec des audiences et des messages clairs et un travail bien planifié à la radio, à la télévision, dans les médias sociaux et au sein des communautés, avec le concours de porte-paroles formés, de personnes influentes et d’organisations partenaires.

Les interventions se sont appuyées sur des évaluations et des analyses publiques préalables qui permettent de suivre les opinions et d’adapter les approches en fonction des préoccupations du grand public au fil du temps.

L’engagement politique étant essentiel pour vaincre la réticence à l’égard des vaccins, le Président du Ghana a été le premier citoyen ghanéen à se faire vacciner contre la COVID-19, en direct à la télévision nationale, le 1er mars dernier.

Il a été suivi peu après, également en direct à la télévision, par le Vice-président de la République, et la campagne de vaccination a véritablement démarré le lendemain avec un ancien président, des responsables politiques, des juges, des conseillers d’État, des membres de la famille royale et des chefs religieux de différentes confessions, qui ont tous reçu une dose de vaccin contre la COVID-19.

« Nous nous sommes appuyés sur des faits et des chiffres et nous avons diffusé l’information rapidement », a indiqué Fred Osei Sarpong. « Nous avons décidé de travailler sur la base de faits et en toute transparence, ce qui nous a permis de renforcer la confiance. ».

« Tout a été communiqué à l’avance à travers différents canaux », poursuit Osei-Sarpong. « Dans les communautés rurales, les centres d’information ont souvent des systèmes de sonorisation, que nous avons donc utilisés avec nos partenaires pour nous assurer que les populations savent où et quand se faire vacciner. »

  1. Le rôle indispensable des partenariats élargis

Un effort national considérable passe par une approche pansociétale, avant et pendant le déploiement des vaccins contre la COVID-19.

Grâce à l’engagement et à la coordination des ministères de la Santé, les partenariats au sein et en dehors du gouvernement se sont avérés cruciaux dans les pays qui ont enregistré les premiers succès.

L’Angola, le Ghana, Maurice et le Rwanda ont tous souligné la nécessité de mettre en place des partenariats multisectoriels aux niveaux national, régional et local, notamment avec des partenaires internationaux et des entreprises, surtout lorsque les ressources publiques sont trop sollicitées.

« La coordination au Ghana est excellente, des plus hauts niveaux jusqu’aux districts », souligne Osei-Sarpong. « Nous collectons des données robustes sur le terrain pour les soumettre aux organes décisionnels de plus haut niveau, et les autorités régionales et de district font le travail à leur niveau. »

Les partenariats sont également importants pour générer une demande de vaccins et pour communiquer avec les communautés, où les dignitaires religieux et culturels sont souvent respectés et écoutés.

Risques et défis

Malgré des débuts prometteurs, certains pays africains se retrouvent vite à court de vaccins contre la COVID-19. D’autres sont confrontés à des retards dus à un manque de fonds ou à une planification limitée.

Au 12 avril, moins de 2 % des 780 millions de doses de vaccin contre la COVID-19 distribuées dans le monde avaient été administrées en Afrique. Il est urgent d’accroître le nombre de doses pour maintenir l’élan et atteindre les objectifs détaillés dans le plan de déploiement des vaccins de chaque pays.

« Notre seul et véritable défi est que nous avons besoin de plus de doses pour atteindre notre objectif de vacciner 60 % de notre population d’ici l’année prochaine », explique Dr Sabin Nsanzimana, du Rwanda.

Le Bureau régional OMS pour l’Afrique a lancé un appel fort à la communauté internationale pour que le continent ne soit pas laissé pour compte et que le monde puisse mettre fin à la pandémie ensemble, car aucun pays n’est en sécurité tant que tous les pays ne le sont pas.

À travers la série de webinaires et de publications intitulée « Lessons in COVID-19 vaccine rollout » (Enseignements tirés du déploiement des vaccins contre la COVID-19), l’OMS s’efforce de recueillir, de présenter et de partager les expériences des pays d’Afrique avec les responsables politiques et les professionnels de la santé publique. Des recherches sur l’impact des vaccins contre la COVID-19 sont aussi en cours.

Source: https://www.afro.who.int/fr/news/enseignements-tires-du-deploiement-des-vaccins-contre-la-covid-19-en-afrique

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Lilongwe – Clara Magalasi, qui vit dans un village situé près de Lilongwe, la capitale du Malawi, s’est réveillée sous un ciel gris et terne qui annonçait la pluie. La météo ne l’a pas empêchée de marcher quatre kilomètres jusqu’au centre de santé de Chileka. Sa fille Grace Butawo, qui vient d’avoir 22 mois, devait recevoir sa quatrième et dernière dose du vaccin antipaludique RTS,S. Clara explique qu’elle connaissait la date à laquelle sa fille devait recevoir la dernière dose du vaccin car elle en connaît les avantages.

« Je comprends que si mon enfant reçoit les quatre doses, le vaccin lui donnera la meilleure protection possible contre le paludisme et la forme grave du paludisme. Depuis sa naissance, Grace n’a jamais souffert du paludisme, à la différence de mes autres enfants qui ont connu de nombreuses crises de paludisme lorsqu’ils avaient le même âge que Grace », explique Clara.

Lorsqu’il est ajouté aux autres moyens de lutte contre le paludisme généralement recommandés, le vaccin antipaludique RTS,S peut réduire de 40 % les cas de paludisme chez les enfants et de près de 30 % les cas de paludisme grave potentiellement mortels.

Deuxième anniversaire des projets pilotes sur le vaccin antipaludique

À compter de ce mois, Grace fait partie des quelques 220 000 enfants malawites qui ont reçu au moins une dose du vaccin antipaludique RTS,S, administré dans le cadre de la vaccination systématique au titre d’une mise en œuvre pilote historique en Afrique subsaharienne. Ce projet est piloté par les ministères de la Santé du Malawi, du Ghana et du Kenya. Il est coordonné par l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) et soutenu par les partenaires du secteur de la santé à l’échelle nationale, régionale et mondiale.

Il y a deux ans, le Malawi est devenu le premier pays au monde à introduire le vaccin antipaludique dans son programme de vaccination des enfants, suivi du Ghana et du Kenya. Le vaccin a été introduit dans le cadre d’une approche par étapes ciblant 11 districts du Malawi.

À l’échelle mondiale, plus de la moitié des décès d’enfants surviennent en Afrique, et le paludisme est l’une des principales causes de mortalité. En janvier 2016, l’OMS a recommandé une mise en œuvre pilote du vaccin antipaludique RTS,S chez les enfants, à utiliser parallèlement avec d’autres interventions de lutte contre le paludisme dans des contextes de transmission modérée ou forte du parasite. Le vaccin antipaludique est le premier et, jusqu’à présent, le seul vaccin capable de réduire de manière sensible le nombre de cas de paludisme chez les enfants.

Le rôle de la vaccination dans l’amélioration de l’équité en matière de santé

« Pour réduire les décès chez les enfants, nous pouvons prendre en compte le potentiel des interventions telles que le vaccin antipaludique pour renforcer la prévention du paludisme grâce à la campagne de vaccination réussie des enfants ou à la plateforme PEV qui atteint environ 80 % des enfants dans le pays. Le vaccin confère aux enfants une protection renforcée contre le paludisme. En effet, le vaccin est un outil supplémentaire en plus des moustiquaires imprégnées d’insecticide (ou moustiquaires de lit) et il s’agit d’une opportunité d’atteindre les enfants qui n’utilisent pas encore de moustiquaires ou d’autres interventions de prévention du paludisme – le vaccin antipaludique pourrait accroître l’équité en matière d’accès aux interventions de lutte antipaludique qui sauvent des vies », a déclaré Dr Nonhlanhla Dlamini, représentante de l’OMS au Malawi.

Le ministère de la Santé du Malawi a mis en place des mesures de lutte contre le paludisme, telles que l’utilisation de moustiquaires imprégnées d’insecticide et la pulvérisation intradomiciliaire d’insecticides à effet rémanent. Cependant, dans les zones difficiles d’accès, certains ménages ne bénéficient pas encore de ces interventions.

Comme l’affirme Seliya Lawrence, qui vit aussi dans un village proche de Lilongwe, sa maison n’a jamais bénéficié de pulvérisation d’insecticides à effet rémanent. Toutefois, son bébé âgé de 10 mois a reçu jusqu’à présent trois doses de vaccin antipaludique.

« J’ai entendu parler de la pulvérisation intradomiciliaire d’insecticides à effet rémanent, mais ce programme n’est pas présent dans notre région. Je suis reconnaissante du fait que mon enfant reçoive un vaccin antipaludique qui peut la protéger contre le paludisme grave », a déclaré Seliya.

Autres avantages potentiels : réduction du nombre d’hospitalisations, augmentation des visites de prévention.

Les consultations hospitalières et les admissions dues au paludisme représentent une charge financière pour les personnes vulnérables. Au Malawi, près de 60 % des consultations ambulatoires des enfants sont dues au paludisme. Les données du centre de santé de Chileka, à Lilongwe, indiquent une réduction des admissions hospitalières dues au paludisme chez les enfants de moins de cinq ans depuis l’introduction du vaccin. Selon le personnel de santé, cette baisse pourrait être due au vaccin antipaludique.

Madalitso Chadewa, assistante principale de veille sanitaire au centre de santé Chileka, affirme : « Depuis l’introduction du vaccin antipaludique, il a peut-être réussi à garder de nombreux enfants hors de l’hôpital ».

Madalitso Chadewa affirme que le projet pilote a également amélioré l’adoption de la vaccination systématique. Avant le début du projet pilote, la plupart des mères arrêtaient les visites au centre de santé pour les enfants âgés de moins de cinq ans lorsque leurs enfants recevaient leur dernier vaccin contre la rougeole à l’âge de 15 mois. Cependant, le vaccin antipaludique a permis de prolonger la période de vaccination à l’âge de 22 mois.

« Lorsque les enfants arrivent à 22 mois, en plus de leur administrer la quatrième dose du vaccin antipaludique RTS,S, nous effectuons un suivi de la croissance et des bilans de santé généraux. Ces bilans de santé sont essentiels, car ils permettent de détecter les menaces évitables pour la santé chez les enfants âgés de moins de cinq ans », explique-t-elle.

Projet pilote sur le vaccin antipaludique dans le contexte de la pandémie de COVID-19

L’OMS a apporté un appui au ministère de la Santé pour assurer la continuité des services essentiels de vaccination et de lutte contre le paludisme pendant la pandémie, particulièrement pour mener la vaccination antipaludique dans les districts pilotes. Le projet pilote sur le vaccin antipaludique s’est poursuivi sans perturbation majeure.

« Nous sommes conscients de la pression que la pandémie de COVID-19 a exercée sur notre système de santé. Il est important pour nous de veiller à ce que les services de vaccination de l’enfant, y compris le programme de vaccination antipaludique, se poursuivent pendant cette période, car les vaccins permettent de réduire les maladies de l’enfance, de sauver des vies et de soulager le système de santé », déclare DRandy Mungwira, fonctionnaire technique de l’OMS pour le programme pilote sur le vaccin antipaludique au Malawi.

Prochaines étapes pour la phase pilote concernant le vaccin antipaludique

Les données et l’expérience acquises dans le cadre de la mise en œuvre du projet pilote sur le vaccin antipaludique permettront de déterminer le meilleur moyen d’atteindre les enfants avec le schéma de vaccination à quatre doses, l’impact du vaccin sur le paludisme grave et sur les vies sauvées, ainsi que l’innocuité du vaccin dans le cadre d’une utilisation systématique. Jusqu’à présent, les données d’innocuité collectées sont très rassurantes.

Le projet pilote progresse bien, le vaccin est bien accepté par la communauté et le programme est à présent en voie pour une révision des données sur le vaccin antipaludique RTS,S et une recommandation potentielle de l’OMS pour une utilisation plus large du vaccin en Afrique subsaharienne dès octobre 2021. Si le vaccin est recommandé pour une utilisation plus large, il pourrait constituer un nouvel ajout important aux moyens généralement recommandés pour lutter contre le paludisme, par l’entremise de la plateforme de vaccination des enfants.

En avril, alors que le monde commémore la Journée mondiale de lutte contre le paludisme et le début de la Semaine africaine de la vaccination, l’OMS salue le travail accompli dans la mise en œuvre des programmes nationaux de vaccination et de lutte contre le paludisme – notamment au Malawi, au Ghana et au Kenya, les trois pays qui exécutent le projet pilote sur le vaccin antipaludique dans le cadre du programme pilote – pour leur contribution à la création d’un monde plus juste et en meilleure santé. L’impact protecteur des vaccins nous rapproche de la réalisation de notre objectif commun, à savoir améliorer la santé et le bien-être de tous, partout.

L’OMS remercie Gavi l’Alliance du vaccin, le Fonds mondial et Unitaid pour leur généreux appui au programme d’application expérimentale du vaccin antipaludique dans la Région africaine.

Source: https://www.afro.who.int/fr/news/au-malawi-accroitre-lequite-en-matiere-de-prevention-du-paludisme-par-la-vaccination

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Praia – Cabo Verde n’a pas notifié le moindre cas de transmission locale du paludisme en trois années consécutives – à la date du 1er janvier 2021 – remplissant ainsi les conditions d’éligibilité requises pour soumettre une demande de certification de l’élimination du paludisme auprès de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS).

Le nombre cas a progressivement diminué ces trois dernières décennies et, depuis quelques années, le pays n’a notifié aucun cas autochtone.

La certification de l’élimination du paludisme est la reconnaissance officielle que l’OMS octroie à un pays, afin d’attester qu’il est exempt de paludisme. L’OMS octroie cette certification quand un pays a prouvé, au-delà de tout doute raisonnable, que la chaîne de transmission locale de tous les parasites du paludisme humain a été interrompue sur l’ensemble du territoire pendant une période d’au moins trois années consécutives, et qu’un système de surveillance et de riposte pleinement fonctionnel est en place pour prévenir la résurgence d’une transmission autochtone.

Si cette demande de certification est approuvée, ce sera la troisième fois que l’élimination du paludisme est validée dans le pays, à savoir deux fois en 1968 et une fois en 1983. La résurgence de la maladie est due à des défaillances enregistrées par la suite dans les efforts de lutte antivectorielle.

En 2015, Cabo Verde avait réduit la transmission autochtone du paludisme à sept cas seulement. Cependant, des cas importés ont provoqué une nouvelle flambée à la fin de 2017, période à laquelle le pays a enregistré 423 cas d’infection autochtones dans la capitale, Praia.

« Cette réalisation a été rendue possible grâce à la mise en place d’une lutte antivectorielle solide et d’un système de détection et de prise en charge rapide des cas, qui ont permis de réduire considérablement le nombre cas notifiés dans les zones de transmission. La mise en œuvre des stratégies de prévention a aussi contribué à l’élimination du paludisme en tant que menace de santé publique dans le pays. Cette stratégie a résulté en des taux élevés d’adhésion à la médication antipaludique, des taux de létalité bas et, finalement, zéro cas autochtone de la maladie », a déclaré Dr Hernando Agudelo, représentant de l’OMS au Cabo Verde.

L’éligibilité du pays à l’initiative E-2020 – une initiative de l’OMS lancée en 2016 pour éliminer le paludisme dans 21 pays avant 2020 – a renforcé l’engagement du gouvernement, de la société civile et des partenaires dans la mobilisation de ressources afin de conforter l’élimination du paludisme, avec des gains pour la santé ainsi que pour le secteur touristique, l’environnement et l’économie. C’est aussi une motivation pour accélérer l’élimination de la maladie aux niveaux de la sous-région et du continent.

Cabo Verde met l’accent sur la surveillance du paludisme, surtout au niveau des points d’entrée et dans la capitale, en insistant sur le renforcement de la lutte antivectorielle.

Un plan stratégique national quinquennal de lutte contre le paludisme, qui a été lancé en 2019, recommandait l’amélioration de l’accès aux diagnostics de qualité garantie dans les formations sanitaires, le traitement précoce et une prise en charge efficace de tous les patients, ainsi que la notification et l’investigation de tous les cas détectés.

Le plan garantissait aussi la gratuité des services de prise en charge et de diagnostic pour les voyageurs internationaux et les migrants, le but étant d’endiguer la vague de cas importés d’Afrique continentale.

La plupart des cas de paludisme sont détectés passivement dans les structures de santé. Les cas confirmés sont signalés dans les 24 heures, puis hospitalisés et traités. Après être sortis de l’hôpital, les patients guéris sont contrôlés une fois par semaine pendant 28 jours.

Les principales mesures de prévention incluent deux campagnes de pulvérisation à effet rémanent dans les foyers, un contrôle vectoriel régulier, un contrôle du paludisme aux points d’entrée (aéroports et ports) et un assainissement environnemental.

Malgré la pandémie de COVID-19, le ministère de la Santé a maintenu un fort engagement dans le programme d’élimination du paludisme avec l’allocation de ressources humaines et financières pour mettre en œuvre les activités prioritaires.

Source: https://www.afro.who.int/fr/news/cabo-verde-atteint-lobjectif-zero-transmission-locale-du-paludisme

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Élément minéral indispensable au bon fonctionnement de notre organisme, un excès de sel tout comme une consommation trop faible ont des conséquences néfastes pour l’organisme. En France comme dans de nombreux pays, la consommation de sel est excessive, deux fois plus que la quantité conseillée (5 à 6 g par jour), provoquant à moyen terme des maladies cardiovasculaires.

Effets du sel sur la santé, caractéristiques

Le sel de table que nous consommons et ajoutons dans nos assiettes s’appelle en réalité le chlorure de sodium (Na Cl). Sur les étiquettes des produits alimentaires, on le trouve écrit sous la forme de sodium. Il faut alors multiplier par 2,5 la quantité de sodium indiquée pour avoir l’équivalent en sel.

En France, la consommation de sel avoisine les 10 g par jour alors que l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) en recommande seulement 5 g par jour, soit deux fois moins !

Il ne suffit pas de garder la salière éloignée de la table mais de bien lire les étiquettes des produits car 80 % du sel que nous consommons est caché dans les aliments : fromages, plats préparés, potages, charcuteries, biscuits apéritifs, pain et céréales, sans oublier les produits sucrés comme les gâteaux et les pâtisseries.

Bienfaits du sel sur la santé

Le sel est l’élément minéral prépondérant dans le sang et dans les liquides extra-cellulaires du corps. Il a un rôle très important sur le maintien de notre bon état général.

Parmi les bienfaits du sel, on peut noter :

  • la bonne transmission de l’influx dans les tissus nerveux et musculaires ;
  • le maintien de l’équilibre entre les divers liquides de l’organisme ;
  • une bonne hydratation de nos cellules ;
  • le maintien de l’équilibre acido-basique ;
  • l’amélioration de l’appétit : le sel est un exhausteur de goût, c’est-à-dire qu’il augmente la perception du goût d’un aliment, révélant ainsi toutes ses saveurs et donnant envie d’en manger plus !
  • une meilleure récupération pour les sportifs. En effet, la sudation entraîne une perte en eau mais aussi en sel qu’il faut compenser.

Il est vivement conseillé de consommer du sel iodé afin d’éviter les carences en iode (qui peuvent entraîner dans les cas sévères des retards de développement physique et mental chez l’enfant). Par ailleurs, en cas de rhume, les solutions riches en sel marin permettent de déboucher le nez en aidant la dissolution du mucus (sécrétion nasale).

Effets néfastes du sel sur la santé

Un excès de sel au quotidien entraîne de nombreux inconvénients :

  • aggravation des phénomènes de rétention d’eau pour les personnes qui y sont sujettes, avec gonflement des membres (jambes, mollets, etc.) ;
  • augmentation de la tension artérielle pouvant aller jusqu’à l’hypertension artérielle (à partir de 40 ans, environ la moitié de la population souffre d’hypertension artérielle) ;
  • augmentation du risque d’ostéoporose (diminution de la densité osseuse) et de calculs rénaux : ce sont les conclusions de chercheurs de l’université d’Alberta au Canada qui soulignent que lors d’un apport excessif de sel, le corps l’élimine dans les urines simultanément avec le calcium ;
  • dérèglement du microbiote intestinal avec notamment une diminution du taux de lactobacillus, bactérie indispensable à la flore intestinale ;
  • un retard pubertaire chez les adolescents entraînant des troubles de la fertilité et de comportement, d’après une étude américaine menée par une équipe de l’université du Wyoming ;
  • l’augmentation de la teneur en sodium de l’alimentation aggraverait le risque de céphalées chez les patients hypertendus (mais elle réduirait leur fréquence chez les femmes avec un IMC bas.
     

     

    Effets du sel sur la santé, les pathologies associées

    Selon une étude internationale effectuée dans une cinquantaine de pays, l’excès de sel dans notre alimentation serait responsable de 2,3 millions de morts chaque année.

          Les pathologies associées à l’excès de sel au quotidien sont :

    • l’hypertension artérielle : une maladie silencieuse dont les symptômes ne sont pas facilement détectables, sauf si l’on prend sa tension qui normalement doit avoisiner les 12/7. À partir de 14/9, on parle d’hypertension.
    • insuffisance cardiaque : encore appelée défaillance cardiaque car le cœur perd sa force musculaire et n’arrive plus à assurer un débit sanguin suffisant pour assurer les besoins de l’organisme. Les causes de l’insuffisance peuvent être une hypertension artérielle, une maladie des artères coronaires ou un infarctus du myocarde.
    • risques d’infarctus du myocarde accrus chez les personnes qui en souffrent, dus principalement à l’hypertension artérielle.
    • risques d’accident vasculaire cérébral (AVC) souvent consécutifs à une hypertension artérielle.
    • risques de maladies cardiovasculaires qui touchent le cœur mais aussi les vaisseaux. Elles englobent les AVC, infarctus mais aussi les ruptures d’anévrisme (rupture d’un vaisseau sanguin provoquant une hémorragie).

Source: https://alimentation.ooreka.fr/astuce/voir/720983/effets-du-sel-sur-la-sante

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Contrairement aux idées reçues, fumer la chicha augmente le risque de cancers, de bronchites chroniques et de problèmes cardio-vasculaires. La sensation parfumée agréable est trompeuse car les fumeurs n’ont pas idée de la quantité de produits toxiques inhalés et de leurs effets nocifs à long terme.

Qu’est-ce que la chicha ou narguilé ?

La chicha (aussi appelée « narguilé », « narghilé » ou « hooka ») est une pipe à eau de taille variée, destinée principalement à fumer du tabac ou de l’essence de fruits. Elle est populaire dans diverses régions du monde. Selon l’OMS, elle serait fumée quotidiennement par plus de 100 millions de personnes, principalement chez les plus jeunes (15-20 ans) qui la fument aussi lors d’occasions spéciales. En France son usage est en progression. Selon le dernier bilan de l’Observatoire français des drogues et toxicomanies (OFDT) pour l’année 2018, les achats de tabac à chicha ont augmenté de 30 %. Elle se compose en général de 28% de tabac, associé à 70% de mélasse (liquide sirupeux contenant 50% de sucre) et des arômes de fruits (fraise, pomme, noix de coco…) qui lui donnent ce côté acidulé et parfumé qui trompe les fumeurs.

Quelle différence avec la fumée de cigarette ?

Une cinquantaine de bouffées de chicha sur une durée moyenne d’une heure, sont équivalentes à deux paquets de cigarettes. Le monoxyde de carbone présent dans la fumée de la chicha est en quantité 7 fois supérieure à celui présent dans la fumée d’une cigarette. La fumée d’une chicha contient autant de pollution au monoxyde de carbone (CO) qu’environ 15 à 52 cigarettes et autant de goudron que 27 à 102 cigarettes. Sa teneur en chrome, cobalt, plomb et nickel est plus élevée que celle de la fumée de cigarette. De plus, un millilitre de fumée de narguilé contient plus d’un million de microparticules.

Quels effets et dangers sur la santé ?

« Croire que fumer la chicha est plus sain que fumer des cigarettes est une erreur. Au contraire, la fumée de la chicha est particulièrement toxique, y compris pour les fumeurs passifs » explique le Dr Claire Lewandowski, médecin spécialiste en médecine générale. « Comme toutes les fumées de substances organiques qui brûlent, celles de la chicha libèrent lors de la combustion près de 4000 substances chimiques«  indique l’Institut national du cancer. On y trouve ; des métaux qui proviennent du tabac, du charbon ou encore de la feuille d’aluminium. Les risques sur la santé sont les mêmes que pour la consommation régulière de tabac, à savoir une augmentation des risques de cancers (en particulier du poumon, des lèvres, de la vessie et des voies aéro-digestives supérieures), de bronchites chroniques, et de problèmes cardiovasculaires. D’autre part, le narguilé expose le fumeur à des risques de contagion microbienne, comme par exemple la tuberculose, car ils utilisent le même embout que les autres fumeurs.

Source: https://sante.journaldesfemmes.fr/fiches-sante-du-quotidien/2500050-fumer-la-chicha-narguile-quels-dangers-sur-la-sante/

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